Pas de Rafale pour le Brésil

Le Rafale n’ira pas au Brésil. Le gouvernement brésilien a tranché en faveur de l’avion de chasse Gripen NG du Suédois Saab dans l’appel d’offres portant sur l’achat de 36 appareils, pour un montant estimé à plus de cinq milliards de dollars. L’information a été confirmée, mercredi 18 décembre, par le ministre brésilien de la Défense. Ce choix constitue un sérieux revers pour le Rafale français qui était l’un des appareils en compétition. Retour sur ce nouvel échec pour l’appareil du constructeur Dassault Aviation, qualifié d’invendable. Après plus de dix ans de discussions et de reports en raison de coupes budgétaires, la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a finalement opté pour un appareil considéré comme le moins cher des trois choix qui se présentaient à elle. Le Gripen NG était ainsi en concurrence avec le Rafale de Dassault Aviation et le F/A-18 Super Hornet de l’américain Boeing. Le « choix était fondé sur l’équilibre entre trois points : le transfert de technologie, le prix de l’avion et le coût de son entretien », a expliqué le ministre brésilien. Selon la presse locale, le Suédois avait également la préférence des militaires brésiliens. Déçu, le groupe Dassault Aviation a regretté le choix du Brésil, estimant que l’avion de chasse suédois était moins performant que l’appareil français. « Nous regrettons que le choix se porte sur le Gripen, doté de nombreux équipements d’origine tierce, notamment américaine, qui n’appartient pas à la même catégorie que le Rafale. Monomoteur et plus léger, le Gripen n’est pas équivalent en termes de performances et donc de prix », a commenté le constructeur français dans un communiqué publié mercredi soir. Interrogé sur cette question du prix, jugé trop élevé par Brasilia, Olivier Dassault, un des héritiers de l’empire industriel français, a rétorqué sur la chaîne LCI : « Mais il est quatre fois meilleur, la qualité a un prix ! » Selon lui, « cette logique financière ne prend en compte ni le ratio coût-efficacité favorable au Rafale, ni le niveau de la technologie offerte ». L’appareil accumule les déceptions, à tel point que Dassault Aviation ne l’a encore jamais exporté. Le constructeur français espère donc beaucoup de New Delhi avec qui il est toujours en négociation pour finaliser la vente de 126 Rafale, dont 108 à assembler par des industriels indiens. La commande est estimée à plus de 12 milliards de dollars. « Je vous rappelle que l’Inde a pris la décision et qu’aujourd’hui, c’est une décision sur le plan technique, mais la décision est prise. Donc il faut arrêter de dire que le Rafale n’est pas vendu, c’est le meilleur avion du monde, dans tous les combats avec les avions américains, suédois, il gagne », s’est encore exclamé Olivier Dassault,

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